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lundi, novembre 29, 2021
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    Réduire le coût de l’assurance emprunteur

    Impossible d’y couper – sa souscription conditionne l’octroi de votre prêt immobilier. Mais inutile de payer cette assurance au prix fort… Le comparateur conçu par la SAS Que Choisir vous aide à économiser.

    Lorsque le banquier prête de l’argent, il s’entoure d’un maximum de précautions pour être remboursé en toutes circonstances, y compris en cas de décès ou d’invalidité. Ainsi, la plupart du temps, il exige que vous souscriviez une assurance dite « emprunteur ». Il peut aussi, parfois, vous pousser à en prendre une contre la perte d’emploi. Cette incitation s’exprime avec beaucoup plus d’insistance depuis début 2021. Une telle garantie reste cependant, en principe, facultative. En revanche, et même si elle n’est pas obligatoire au sens légal du terme, l’assurance emprunteur s’avère indispensable – la banque refusera sûrement de vous prêter en son absence.
    À quoi sert-elle ? Elle couvre trois types de risque : le décès, l’invalidité permanente et absolue et l’incapacité temporaire de travail (ITT) du ou des emprunteur(s) (« coemprunteurs »). Comment ça marche ? Dans les deux premiers cas, si le risque se réalise, l’assureur remboursera à la banque le capital restant dû, à hauteur de la couverture que vous aurez souscrite, soit 40, 60 ou 100 %. Dans le troisième cas (incapacité temporaire de travail), l’assurance prendra le relais pour régler vos mensualités durant votre arrêt, mais les versements cesseront dès votre reprise d’activité.

    Pourquoi préférer un autre assureur ?

    Depuis le 1er septembre 2010, au moment de solliciter un prêt immobilier, vous avez le choix (en théorie du moins) : vous pouvez adopter l’assurance de la banque (on parle aussi de « contrat groupe ») ou bien celle proposée par un assureur alternatif. Vous y avez d’ailleurs intérêt dans la plupart des cas : non seulement c’est moins cher, mais les garanties sont au minimum identiques, et le plus souvent meilleures !
    Exemple Pour un profil « sans risque », le taux de l’assurance emprunteur de la banque, pour des crédits sur 20 à 25 ans, tourne aujourd’hui autour de 0,23 à 0,28 % si vous avez entre 18 et 34 ans ; 0,3 à 0,37 % de 35 à 45 ans ; 0,4 à 0,48 % entre 45 et 54 ans ; 0,5 à 0,6 % entre 55 et 65 ans ; 0,6 % et plus au-delà. Des taux à comparer avec ceux des assureurs alternatifs : 0,07 % entre 18 et 30 ans ; 0,09 % entre 31 et 35 ans ; 0,13 % entre 36 et 40 ans ; 0,22 % entre 41 et 45 ans ; 0,25 % entre 46 et 50 ans. Ce qui est clairement plus favorable que l’offre des banques ! En revanche, cet écart se resserre, voire s’inverse en faveur de l’assurance de la banque pour les 61-65 ans, avec un taux de 0,7 % ; et, plus flagrant encore, au-delà de 66 ans, avec un taux doublé à 1,65 %. En résumé, les profils d’emprunteurs jeunes (entre 25 et 40 ans), en bonne santé, non-fumeurs, n’exerçant pas une profession à risque et parcourant moins de 15 000 km par an pour leur travail sont ceux qui ont le plus à gagner à troquer l’assurance de leur banque contre une offre alternative. En revanche, les 60 ans et plus peuvent avoir intérêt à conserver le contrat groupe de leur banque. Toutefois, chaque situation étant particulière, à vous d’effectuer des simulations en utilisant des comparateurs.
    Opter pour un assureur alternatif plutôt que pour le contrat de votre banque se chiffre souvent en milliers d’euros d’économies.
    L’assurance emprunteur peut en effet représenter jusqu’à 45 % et plus du prix d’un crédit. Pour un jeune de 30 ans non-fumeur avec un prêt de 200 000 euros, le coût de l’assurance se situera à 14 000 euros pour un contrat groupe dans notre exemple, et peut tomber à 2 800 euros pour un alternatif. Ce serait vraiment dommage de vous en priver ! Non seulement la loi vous y autorise, mais changer de contrat n’a jamais été aussi facile.

    À quel moment opter pour un assureur alternatif ?

    Vous disposez de trois possibilités :
    > Lors de la souscription du crédit. Vous pouvez en théorie mais, en pratique, les banques font de la résistance, ce qui explique sans doute que plus de 10 ans après l’entrée en vigueur de la loi Lagarde permettant de choisir librement son assureur, 80 % des contrats soient encore souscrits auprès de la banque prêteuse… Et ce, malgré un coût généralement plus élevé et des garanties moins bonnes.
    > Au cours des 12 mois moins 15 jours suivant
    la signature de votre prêt. C’est votre meilleure fenêtre de tir pour changer de contrat d’assurance si la banque vous a bloqué au moment de la souscription. N’attendez pas. Effectuez vos démarches dès le lendemain de la signature du prêt après avoir fait tourner les comparateurs du marché.
    > À chaque date anniversaire de votre crédit
    (deux mois avant l’échéance). Une fois par an, deux mois avant la date anniversaire de la signature de votre prêt, vous pouvez informer la banque que vous prenez une autre assurance emprunteur. Principal écueil rencontré : Elles invoquent parfois des prétextes fallacieux pour vous empêcher de résilier votre contrat.
    Elles contestent, par exemple, les délais pour refuser votre demande. Mais ne vous découragez pas. Vous êtes 8 millions à rembourser un prêt immobilier. Changer est votre droit le plus strict. Et si votre démarche aboutit, la plupart du temps, c’est le jackpot !

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